Dashcam moto : un accessoire de sécurité devenu indispensable en 2026
La dashcam moto s’est imposée en quelques années comme un équipement presque aussi important que le casque ou les gants. En 2026, entre hausse du trafic, comportements imprévisibles des automobilistes et explosion des livraisons à deux-roues, disposer d’une caméra embarquée sur sa moto n’est plus réservé aux passionnés de gadgets. C’est un outil de preuve, de prévention, mais aussi de plaisir pour qui aime revoir ses trajets.
Dans cet article, nous allons voir pourquoi installer une dashcam moto, quels sont les avantages réels au quotidien, quels types de systèmes choisir, et surtout comment bien installer une dashcam moto sur votre machine pour qu’elle soit efficace, discrète et fiable dans le temps.
Pourquoi installer une dashcam moto en 2026 ?
La première raison d’installer une dashcam sur sa moto, c’est la protection juridique. En cas d’accident, de refus de priorité ou de délit de fuite, les images enregistrées peuvent faire toute la différence auprès des forces de l’ordre ou de votre assurance. En moto, la parole du motard est souvent mise en doute face à celle d’un automobiliste. Une vidéo claire et horodatée devient alors un atout essentiel.
Autre intérêt majeur : la sécurité préventive. Le simple fait de savoir que la route est filmée incite généralement à rouler plus proprement, à respecter davantage les distances de sécurité et les limitations. Beaucoup de conducteurs adaptent également leur comportement lorsqu’ils remarquent une caméra embarquée.
Une dashcam moto permet aussi :
- De garder une trace de vos trajets quotidiens, utile en cas d’incident mineur ou de litige.
- De documenter un voyage moto, une balade en montagne ou une sortie piste.
- De partager des vidéos sur les réseaux sociaux ou avec vos amis motards.
- De surveiller la moto à l’arrêt si la caméra dispose d’un mode parking.
En 2026, avec la banalisation de la dashcam dans les voitures, les dashcams moto avant et arrière suivent la même tendance. Les systèmes à double caméra enregistrent ce qui se passe devant et derrière la moto, couvrant ainsi la majorité des situations critiques (chocs arrière, dépassements dangereux, queues de poisson).
Dashcam moto : ce que dit la loi en France
Installer une dashcam moto en France est autorisé, à condition de respecter quelques règles. Les images sont considérées comme un élément de preuve possible, mais leur utilisation est encadrée.
Points importants à connaître :
- Les enregistrements sont tolérés pour un usage personnel (sécurité, souvenirs de voyage).
- Vous pouvez transmettre les vidéos aux forces de l’ordre en cas d’infraction ou d’accident.
- La diffusion publique (réseaux sociaux, YouTube) doit respecter le droit à l’image et la vie privée.
- Il est recommandé de flouter les plaques d’immatriculation et les visages avant de publier.
Concernant l’assurance, certaines compagnies commencent à encourager l’usage de dashcams moto et peuvent prendre en compte les images pour l’instruction d’un dossier. En 2026, on voit même apparaître des offres spécifiques incluant des réductions si vous équipez votre moto d’une caméra embarquée, mais cela dépend des assureurs.
Les différents types de dashcams moto disponibles en 2026
Le marché de la dashcam moto s’est beaucoup développé. On distingue principalement trois grandes familles de produits, chacune avec ses avantages et ses limites.
Les dashcams moto dédiées (kits 1 ou 2 caméras)
Ce sont des systèmes conçus spécifiquement pour les motos et scooters. Ils se composent généralement :
- D’une caméra avant, parfois accompagnée d’une caméra arrière.
- D’un module central (enregistreur) souvent dissimulé sous la selle.
- D’un câblage étanche pour une alimentation permanente 12 V.
- D’une carte microSD pour le stockage.
Les meilleures dashcams moto dédiées offrent :
- Une résolution 2K ou 4K pour la caméra avant.
- Un angle de vue large (130 à 170°).
- Un fonctionnement automatique : enregistrement dès que le contact est mis.
- Une résistance à la pluie et aux vibrations.
Les caméras d’action type GoPro en mode dashcam
Certaines caméras sport moto peuvent être utilisées comme dashcam en mode enregistrement continu, montées sur le guidon ou le carénage. Elles procurent souvent une meilleure qualité d’image pure, mais :
- L’autonomie est limitée par la batterie.
- Elles ne sont pas toujours connectées au 12 V en permanence.
- La gestion automatique (démarrage/arrêt avec le contact) est moins pratique.
Ce type de solution convient plutôt à ceux qui veulent alterner entre usage “action cam” et “dashcam”.
Les systèmes hybrides connectés (Wi-Fi, 4G, GPS)
En 2026, de plus en plus de dashcams moto connectées intègrent un module GPS, un accès Wi-Fi, voire une connexion 4G. Elles permettent :
- De consulter les vidéos en direct sur smartphone.
- De géolocaliser la moto.
- D’enregistrer la vitesse et la trajectoire.
- De recevoir des alertes en cas de choc à l’arrêt.
Ces systèmes sont idéaux pour les gros rouleurs, les livreurs ou les utilisateurs professionnels de deux-roues.
Comment bien choisir sa dashcam moto en 2026
Pour bien choisir une dashcam moto, il faut d’abord définir votre usage : protection juridique au quotidien, voyages longue distance, usage pro, ou simple loisir vidéo. Quelques critères clés doivent guider votre achat.
Les points à examiner attentivement :
- Qualité d’image : une résolution Full HD est un minimum pour lire une plaque d’immatriculation. Le 2K ou 4K améliore les détails mais génère des fichiers plus lourds.
- Angle de vue : trop étroit, vous manquerez des éléments importants ; trop large, l’image peut être déformée. Un compromis autour de 140–160° est souvent idéal.
- Stabilisation : en moto, les vibrations sont importantes. Une bonne stabilisation électronique (EIS) améliore la lisibilité des vidéos.
- Étanchéité et robustesse : assurez-vous d’une certification IP (IP65, IP67…) et de fixations solides.
- Alimentation : préférer une dashcam moto câblée sur le 12 V de la moto plutôt qu’un système uniquement sur batterie.
- Fonctionnement automatique : démarrage et arrêt avec le contact, boucle d’enregistrement, gestion des fichiers en cas de choc (capteur G).
- Capacité de stockage : compatibilité avec des cartes microSD de grande capacité (128 Go, 256 Go) recommandée.
Enfin, vérifiez la compatibilité avec votre moto, l’espace disponible sous la selle et les possibilités de passage de câbles. Toutes les motos ne se prêtent pas de la même manière à l’installation d’un système complexe à double caméra.
Préparer l’installation de sa dashcam moto
Avant de vous lancer dans le montage, il est essentiel de planifier l’installation de la dashcam moto. Ce travail préparatoire évite les erreurs de positionnement et les câbles apparents.
Commencez par identifier :
- Le meilleur emplacement pour la caméra avant (souvent sous le phare ou dans la bulle).
- La position de la caméra arrière (sous la plaque, sur le support de top-case ou le garde-boue).
- Un emplacement protégé pour l’unité centrale (sous la selle, dans un compartiment technique).
- Le chemin le plus discret pour faire passer les câbles sans les pincer ni les exposer.
Prévoyez aussi les outils nécessaires : tournevis, colliers de serrage, ruban isolant, éventuellement des cosses électriques et un multimètre si vous devez trouver un + après contact.
Installer une dashcam moto : étapes et bonnes pratiques
L’installation d’une dashcam moto peut être réalisée soi-même si vous êtes un minimum à l’aise avec la mécanique et l’électricité. Sinon, n’hésitez pas à confier le montage à un professionnel ou à un atelier spécialisé.
1. Fixation de la caméra avant
La caméra avant doit filmer la route, pas le ciel ni le tableau de bord. Fixez-la sur un support rigide :
- Sur un support dédié fixé au cadre ou au té de fourche.
- Derrière la bulle, à condition que celle-ci ne génère pas trop de reflets.
- Sur le carénage, en évitant les pièces trop souples.
Veillez à ce que la caméra soit bien horizontale. Faites quelques essais d’angle avant de serrer définitivement.
2. Installation de la caméra arrière
Pour la caméra arrière, l’important est d’avoir une vue dégagée sur la circulation derrière vous. Les emplacements les plus fréquents sont :
- Sous le porte-plaque.
- Sur un support métallique du garde-boue.
- Sur le support de top-case (en veillant aux vibrations).
Comme à l’avant, évitez les pièces plastiques trop souples ou exposées aux chocs lors des manœuvres.
3. Passage et protection des câbles
Les câbles de la dashcam moto doivent être :
- Protégés de la chaleur (échappement, moteur).
- À l’abri des pincements (charnières de selle, débattement de la suspension).
- Fixés avec des colliers pour ne pas flotter au vent.
Profitez des faisceaux existants pour masquer les câbles, sans gêner les éléments d’origine. Un ruban isolant de qualité et des gaines tressées peuvent améliorer la protection et la discrétion.
4. Raccordement électrique de la dashcam moto
La plupart des kits de dashcam moto filaire prévoient un branchement sur le circuit 12 V de la moto. L’idéal est de se connecter sur un + après contact via un relais ou un faisceau accessoire prévu par le constructeur.
Quelques recommandations :
- Éviter de se piquer directement sur des fils sensibles (injection, ABS, éclairage LED sophistiqué).
- Utiliser un porte-fusible dédié pour protéger la ligne.
- Respecter la polarité et la section des câbles fournis.
Si votre dashcam moto dispose d’un mode parking, un boîtier d’alimentation intelligent peut gérer la batterie pour éviter de la décharger totalement.
5. Configuration et tests
Une fois la dashcam installée et alimentée, il faut :
- Formater la carte microSD dans le système.
- Régler la date, l’heure et éventuellement le GPS.
- Configurer la durée des boucles d’enregistrement (1, 3 ou 5 minutes).
- Tester l’enregistrement en situation réelle, de jour comme de nuit.
Prenez le temps de vérifier la lisibilité des plaques, le bon cadrage et l’absence de vibrations excessives dans l’image.
Entretenir et utiliser efficacement sa dashcam moto
Une dashcam moto bien installée demande peu d’entretien, mais quelques gestes simples garantissent sa longévité et la qualité des vidéos.
- Nettoyer régulièrement les lentilles avec un chiffon microfibre pour enlever insectes et projections.
- Contrôler le serrage des supports, surtout après des routes dégradées.
- Vérifier périodiquement l’état de la carte microSD et la remplacer en cas de signes de fatigue.
- Mettre à jour le firmware si le fabricant propose des améliorations.
En usage quotidien, laissez la dashcam moto enregistrer en continu sans vous en préoccuper. En cas d’incident, notez simplement l’heure approximative pour retrouver facilement la séquence dans les fichiers.
En 2026, la dashcam moto s’impose comme un véritable compagnon de route. Bien choisie, correctement installée et entretenue, elle renforce votre sécurité, protège vos intérêts en cas de litige et vous permet de revivre vos plus belles balades à deux-roues avec une qualité d’image toujours plus impressionnante.